ARI on TwitterARI on LinkedinARI on FacebookARI on iTunesARI RSS Feed

Qui va prendre en charge l’aménagement des villes africaines? Par Vanessa Watson et Babatunde Agbola

Cover_Counterpoint_qui_va_prendre_en_charge_l_amenagement_des_villes_africaines

Téléchargez ce Counterpoint en français

Download or Read this Counterpoint in English

Les grandes villes africaines connaissent une croissance et une transformation rapides. En l’absence de politiques d’aménagement appropriées, elles deviendront de plus en plus chaotiques et inefficaces et de moins en moins viables. Dans de nombreux pays, les lois relatives à l’aménagement du territoire remontent à l’ère coloniale et sont donc incapables de répondre aux problématiques urbaines contemporaines. Le manque d’aménagement urbain et de professionnels de la gestion, capables d’apporter des réponses à la complexité du milieu urbain à l’aide d’approches favorables aux pauvres progressives, exacerbe le dysfonctionnement des grandes villes. 

Alors que les spécialistes de l’aménagement cherchent à former leurs étudiants dans le cadre du système existant, les programmes d’aménagement urbain et rural enseignés à l’université sont aussi dépassés que la législation relative à l’aménagement. Certains pays africains ne disposent d’aucune école d’aménagement. La réforme et la revitalisation des formations (et de la législation) relatives à l’aménagement pourraient apporter une contribution significative à un développement urbain plus durable et plus équitable en Afrique subsaharienne.

écrit par Vanessa Watson, Professeur en Aménagement urbain et régional à l’Université du Cap (Afrique du Sud), et Babatunde Agbola, Professeur de Développement Urbain et régional à l’Université d’Ibadan (Nigeria).